Démarche artistique

Mon travail pictural s'articule autour de la représentation d'immeubles et d'architectures urbaines, que je traite de manière épurée, en m' éloignant volontairement d'un réalisme détaillée.
A travers ces formes construites, je m'interesse à la question de l'identité : celle que l'on croit stable, mais qui demeure en réalité 

 insaisissable. 
Les batiments que je peins deviennent des présences silencieuses, habitées mais anonymes, ou l'on devine des vies sans jamais y accéder.
Qui sommes-nous réellement ? 
Et que savons-nous des autres, derrière les facades que nous croisons chaque jour?
Mon travail interroge cette distance entre l'interieur et l'exterieur, entre ce qui est visible et ce reste cachée. 
L'architecture devient alors une métaphore de l'individu; structurée en apparence, mais traversée d'histoires invisibles.
En peignant et en dessinant ces constructions, j'explore la tension entre l'intérieur et extérieur, entre visibilité et anonymat, 
et la manière dont les lieux faconnent ou masquent les identités.


PROCESSUS 

J'expérimente, j'apprivoise différents médiums
J'improvise, je m'attarde, découvre et redécouvrir les processus 
de réalisation et de création. 
 

Pendant le processus de création, j’explore les formes architecturales qui s’accolent et s’alignent jusqu'à l'apparition d'immeubles, de structures imposantes ressemblant à de gros blocs compactes.

J’utilise la peinture acrylique le plus souvent, la peinture a l’huile (j'y reviendrais !) vient pour apporter de la matière , l’aquarelle apporte quant à elle de la transparence et de la légèreté, d'autres médiums s'ajoutent ainsi que le collage et le textile. 




Interprétation 

Habitat, habiter, habiller, s’abriter, notre habitation est le corps que nous habitons. 

L’espace qui nous protège, nous libère et nous permets d’être qui nous sommes réellement; une fois a l’intérieur on s’émancipe des lois et des diktats sociétaux, on fait tomber le masque, et de l'extérieur on ne voit que des façades qui paraissent vides. 

Nous sommes qui nous voulons être, une fois dedans.


L’habitat est bien plus que le rôle qu’on lui donne...il est une peau, l’ami invisible, celui qui encaisse et acquiesce sans mots. 

Il nous protège de nous-même, il suffit d’un tour de clef pour s’introduire ou s’esquiver.


Mais qui sommes nous derrière ces murs, assis à une table, allongés sur un lit, à voler des regards a travers ces verres opaques? 

Dans cet habitat au béton épais et qui nous sert de cachette où nos corps sont en mouvements et que personne ne voit au dehors, il y a une mémoire, des souvenirs entassés.

Les couleurs et le ciel donnent parfois le ton sur l’ambiance générale, dans certaines œuvres je peins des scènes apocalyptiques et d’effondrements. 
Une métaphore ! 
Loo'ise

dessin architectural loo'ise